Quel est le meilleur thon en boîte sans mercure pour votre santé ?

8 mai 2026

Le thon en boîte sauve souvent vos repas pressés grâce à sa praticité et ses protéines. Pourtant, une ombre plane sur ce produit phare de nos placards : la pollution au mercure. Ce métal lourd se loge dans la chair des poissons et peut nuire à votre vitalité sur le long terme. Heureusement, choisir les bonnes espèces et des marques engagées permet de savourer ces conserves sans aucune crainte pour votre organisme.

Comment identifier les boîtes de thon les plus saines dans les rayons de votre supermarché ? Quelles espèces contiennent le moins de métaux lourds et pourquoi la taille du poisson change tout ? Est-il possible de trouver des options sûres à petit prix ? Nous répondons à toutes vos interrogations dans la suite de cet article pour vous aider à faire les meilleurs choix lors de vos prochaines courses.

À retenir

  • Privilégiez toujours le thon listao car sa petite taille limite naturellement l’accumulation du mercure biologique.
  • Faites confiance aux marques comme Phare d’Eckmühl ou Fish4Ever qui appliquent des contrôles de sécurité bien plus stricts que les normes légales.
  • Variez vos plaisirs avec des sardines ou des maquereaux qui offrent une alternative nutritionnelle excellente et dénuée de toxines.

Comprendre la présence de métaux lourds dans vos conserves de poisson

Ah, le thon en boîte ! C’est le dépanneur par excellence, la star des salades rapides et des sandwichs gourmands. Mais avez-vous déjà retourné la petite boîte pour vous demander ce qu’elle cache vraiment ? Derrière l’image saine du poisson se dissimule parfois un invité peu désirable : le mercure. Pas de panique ! Je suis là pour vous aider à y voir plus clair, à démêler le vrai du faux et surtout, à choisir le meilleur pour votre assiette. C’est parti pour une plongée en eaux claires !

Le cycle du mercure dans les océans et son accumulation

Commençons par le commencement. Le mercure, ce fameux métal lourd, ne débarque pas dans nos océans par magie. Son origine provient en grande partie des activités humaines comme les centrales à charbon, l’industrie ou l’orpaillage. Une fois libéré dans l’atmosphère, il retombe dans les mers et les rivières. Et c’est là que les choses se compliquent un peu. Des bactéries le transforment en une forme bien plus pernicieuse pour le vivant : le redoutable méthylmercure.

Ce composé toxique s’intègre alors dans la chaîne alimentaire marine. Il est d’abord absorbé par le plancton, qui est ensuite mangé par de petits poissons. Eux-mêmes deviennent la proie de poissons plus gros, et ainsi de suite. À chaque étape, le mercure s’accumule dans les tissus des animaux. Ce phénomène, la bioaccumulation, explique pourquoi les prédateurs au sommet de la pyramide concentrent les plus fortes doses. C’est un cycle infernal qui a des conséquences directes sur les produits que nous consommons.

Alors, quel est le rapport avec votre déjeuner ? Eh bien, chaque poisson en conserve que vous ouvrez peut potentiellement contenir des traces de cette contamination. Si les doses sont souvent faibles, une exposition au mercure répétée et sur le long terme pose de vrais risques pour la santé humaine. D’où l’importance de faire des choix éclairés. Le mercure, une fois dans l’eau, se transforme et contamine toute la vie marine du plus petit plancton au plus grand prédateur. C’est un processus invisible mais bien réel qui finit par nous concerner tous.

Pourquoi la taille des poissons joue un rôle crucial

Vous vous demandez peut-être si tous les thons sont logés à la même enseigne. La réponse est un grand non ! Et la taille du poisson est le facteur le plus déterminant. Imaginez une pyramide : à la base, des milliards de petits organismes peu contaminés. Au sommet, quelques grands poissons prédateurs qui ont passé leur vie à manger tout ce qui se trouvait en dessous. Leur corps devient une sorte d’éponge à toxines.

Ces grands chasseurs, comme le thon rouge ou le thon albacore, vivent plus longtemps et se nourrissent de nombreuses autres espèces. Ils accumulent donc le méthylmercure présent dans chacune de leurs proies. C’est un phénomène qui explique pourquoi la teneur en mercure varie tant d’une espèce à l’autre. Un petit maquereau n’aura jamais le même niveau de contamination qu’un espadon de 200 kilos, par exemple. Cette logique implacable s’applique à toutes les espèces marines.

Cette accumulation se fait tout au long de la chaîne alimentaire et impacte directement la qualité du poisson. Le problème du mercure dans le thon est donc directement lié à l’espèce que vous choisissez. Opter pour des espèces plus petites et qui ont une vie plus courte, c’est mathématiquement réduire son exposition aux métaux lourds. C’est un réflexe simple, mais terriblement efficace. Plus un poisson est grand et vit longtemps, plus il accumule de mercure au cours de son existence. Retenez bien cette règle d’or, elle vous servira de boussole dans les rayons du supermarché.

La triste réalité des seuils de tolérance actuels

On pourrait croire que les réglementations nous protègent totalement. Malheureusement, la situation est plus complexe. En Europe, la limite légale pour le thon est fixée à 1 milligramme de mercure par kilo de chair. Cependant, de nombreux scientifiques et associations tirent la sonnette d’alarme. Ils estiment que ces seuils sont trop élevés, surtout pour les personnes les plus vulnérables.

L’ONG Bloom, très active sur ce sujet, préconise une approche bien plus prudente. Elle souligne que la limite de 0,3 mg/kg, souvent présentée comme un seuil de sécurité sanitaire, n’est même pas une obligation légale pour les industriels. Cela signifie que vous pouvez acheter en toute légalité une conserve de thon contenant plus du double de cette recommandation. Effrayant, n’est-ce pas ? La protection de la santé humaine devrait pourtant être la priorité absolue.

Le principal problème de cette exposition au mercure, même à faibles doses, concerne les femmes enceintes et les jeunes enfants. Le mercure est un neurotoxique puissant qui peut traverser la barrière placentaire et affecter le développement du système nerveux du fœtus et des tout-petits. Les recommandations officielles invitent d’ailleurs ces populations à limiter fortement leur consommation de certains poissons. Les seuils réglementaires actuels ne protègent pas suffisamment les populations les plus vulnérables, ce qui nous oblige, nous consommateurs, à être doublement vigilants.

Sélection du meilleur thon en boîte sans mercure et nos marques favorites

Assez de mauvaises nouvelles ! La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des solutions. Des marques engagées ont pris le problème à bras-le-corps et proposent des produits plus sûrs. Je vous ai préparé une petite sélection de mes marques favorites, celles qui allient goût, éthique et sécurité. Vous allez voir, on peut se régaler sans s’inquiéter !

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Phare d’Eckmühl : la référence absolue pour une consommation sûre

Si je devais ne vous conseiller qu’une seule marque, ce serait sans hésiter Phare d’Eckmühl. Cette conserverie bretonne a placé la barre très, très haut. Leur secret ? Ils ne se contentent pas de respecter la loi, ils vont bien au-delà. Ils ont compris que la confiance du consommateur n’a pas de prix.

La marque réalise une analyse de laboratoire systématique sur chaque lot de thon qui entre dans leur usine. C’est un engagement fort qui leur permet de garantir une qualité irréprochable. Grâce à ces contrôles, elle s’engage à proposer un thon qui présente de très faibles niveaux de mercure, bien en dessous des limites réglementaires. C’est, à ma connaissance, la seule qui communique aussi clairement sur ce point.

En plus de cette rigueur, la marque privilégie la pêche à la canne, une méthode sélective et respectueuse des océans. La traçabilité exemplaire vous permet de savoir exactement ce que vous mangez : l’espèce, la zone de pêche, et même le nom du bateau ! C’est ce qui se rapproche le plus d’un thon en boîte que l’on pourrait qualifier de sans mercure. Un exemple à suivre ! Phare d’Eckmühl est la seule marque qui garantit des taux de mercure inférieurs à 0,2 mg/kg, un gage de sécurité exceptionnel.

Fish4Ever : une éthique exemplaire et des contrôles stricts

Voici une autre marque qui a tout mon respect : Fish4Ever. Son crédo, c’est la durabilité, et cela se ressent dans toute leur démarche. Pour eux, le respect des océans et la santé des consommateurs sont les deux faces d’une même pièce. Ils ne transigent pas sur la qualité et l’éthique.

Comme sa concurrente bretonne, Fish4Ever fait aussi réaliser une analyse de laboratoire sur ses produits pour contrôler la contamination au mercure. Ils sélectionnent des poissons jeunes et pêchés dans des zones moins polluées. La marque est également très attentive à la composition globale de ses produits. Vous ne trouverez chez eux ni produits chimiques étranges ni exhausteurs de goût. Leur thon est garanti sans DCP (dispositifs de concentration de poissons), ces radeaux qui attirent toute la vie marine et provoquent des captures accessoires dramatiques.

Leur choix se porte majoritairement sur le thon listao, une espèce plus petite et donc naturellement moins chargée en toxines. La marque prône une pêche durable et travaille main dans la main avec des petites pêcheries locales. Quand vous achetez Fish4Ever, vous votez pour un modèle plus juste et plus respectueux. Leur engagement pour une pêche durable et des contrôles rigoureux en fait une option de premier choix pour tous ceux qui cherchent à allier plaisir et consommation responsable.

La Belle-Iloise : quand le savoir-faire artisanal limite les risques

Comment parler de conserves de poisson sans mentionner La Belle-Iloise ? Cette institution familiale est réputée pour son savoir-faire artisanal et la qualité exceptionnelle de ses produits. Bien qu’elle ne communique pas aussi agressivement sur le mercure que Phare d’Eckmühl, sa philosophie de travail contribue naturellement à limiter les risques.

La Belle-Iloise privilégie le thon blanc germon pêché à la ligne le long des côtes françaises. Cette méthode de pêche à la ligne est extrêmement sélective et permet de cibler des individus de taille raisonnable, ce qui est un premier rempart contre les fortes concentrations de mercure. Leurs exigences de qualité les poussent à sélectionner les plus beaux spécimens, mais toujours dans une logique de durabilité. On est loin de la pêche industrielle intensive.

Leur conserve de thon est préparée à la main, avec des ingrédients simples et de qualité. Cette approche artisanale est un gage de confiance. Parmi les nombreuses marques de thon disponibles, La Belle-Iloise se distingue par sa constance et son attachement aux traditions. Le résultat est un produit qui offre d’excellentes garanties et des faibles niveaux de mercure. C’est un choix gourmand qui se rapproche d’une consommation « sans mercure » au sens sécuritaire du terme. La Belle-Iloise prouve que le savoir-faire artisanal et la sélection rigoureuse des poissons sont des atouts majeurs pour garantir un produit sain.

Carrefour Bio et MSC : l’option accessible du supermarché

On n’a pas toujours une épicerie fine ou un magasin bio sous la main. Alors, que trouve-t-on de bien en grande surface ? Je vous conseille de vous tourner vers le thon en boîte Carrefour Bio. C’est une option accessible qui coche plusieurs cases importantes. Ne la sous-estimez pas !

Ce qui rend ce produit intéressant, c’est d’abord la présence du label MSC (Marine Stewardship Council). Ce label garantit que le poisson provient d’une pêcherie qui respecte les stocks de poissons et minimise son impact sur l’écosystème marin. La pêche durable est un pilier essentiel pour la santé des océans et, par ricochet, pour la qualité de ce que nous mangeons. La traçabilité est également un point fort du cahier des charges de ce label.

La plupart du temps, le thon utilisé pour cette référence est du thon « skipjack », l’autre nom du thon listao. Comme nous l’avons vu, cette espèce, plus petite, est l’un des meilleurs choix pour éviter le mercure. Bien que Carrefour ne communique pas sur des analyses systématiques comme les marques premium, la combinaison du label bio, du label MSC et du choix de l’espèce en fait l’une des meilleures options disponibles en supermarché classique. C’est un excellent compromis entre budget, accessibilité et sécurité.

Agidra : une alternative biologique à découvrir de toute urgence

Moins connue du grand public, la marque Agidra mérite pourtant toute votre attention. Distribuée principalement en magasins biologiques, elle propose une gamme de thon en boîte qui répond à de nombreux critères d’exigence. C’est une belle découverte pour ceux qui aiment dénicher des pépites.

Agidra met un point d’honneur à la sélection de ses matières premières pour éviter tout risque de contamination au mercure. Elle choisit des zones de pêche réputées pour leur propreté et des espèces de thon à faible teneur en mercure. Sur le marché des marques de thon bio, elle se positionne comme une actrice sérieuse et fiable. La marque affiche d’ailleurs souvent le label MSC sur ses produits, un gage de pêche durable et responsable.

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Leur thon en boîte, qu’il soit au naturel ou à l’huile, est préparé avec des ingrédients issus de l’agriculture biologique. C’est un gage de qualité supplémentaire. Si vous cherchez une alternative aux marques plus installées, je vous invite vivement à essayer Agidra. Cette marque combine le sérieux du bio, l’engagement de la pêche durable et une sélection rigoureuse des poissons pour un produit final très satisfaisant. Une belle surprise à mettre dans votre panier !

Les critères essentiels pour dénicher le meilleur thon en boîte sans mercure

Maintenant que vous connaissez mes marques chouchoutes, je veux vous donner les clés pour devenir totalement autonome. Mon but est que vous puissiez, seul face au rayon, faire le meilleur choix possible. Voici les quatre critères essentiels à garder en tête. Vous verrez, c’est simple comme bonjour !

Privilégier le thon listao pour sa faible teneur en toxines

Le critère numéro un, le plus important de tous, c’est l’espèce de thon ! Si vous ne deviez retenir qu’une chose, ce serait celle-ci. Orientez-vous systématiquement vers le thon listao. Sur les étiquettes, vous le trouverez aussi sous son nom anglais, « skipjack », ou son nom scientifique, Katsuwonus pelamis.

Pourquoi lui ? Parce qu’il est l’un des plus petits thons. Il atteint sa maturité rapidement et a une durée de vie relativement courte. Par conséquent, il se situe plus bas dans la chaîne alimentaire que ses cousins géants. Il n’a tout simplement pas le temps d’accumuler de grandes quantités de ce fameux métal lourd. C’est un avantage biologique indéniable.

En choisissant le thon listao, vous optez pour celui qui présente naturellement les plus faibles niveaux de mercure. C’est une précaution simple qui réduit drastiquement votre exposition aux toxines. Certes, les grands poissons prédateurs sont parfois plus riches en goût, mais le jeu en vaut-il la chandelle ? Pour une consommation régulière, le listao est le choix de la raison et de la sécurité. Et ne vous inquiétez pas, il reste une excellente source d’oméga-3 ! Le choix du thon listao est votre meilleure assurance-vie contre une contamination par les métaux lourds.

Le thon blanc germon ou l’albacore : des choix plus nuancés

D’autres espèces sont très populaires en conserve : le thon blanc germon (Thunnus alalunga) et le thon albacore ou thon jaune (Thunnus albacares). Ici, le choix est plus délicat. Ces poissons sont plus gros et vivent plus longtemps que le listao. Mécaniquement, le risque de contamination au mercure dans le thon de ces espèces est plus élevé.

Le thon blanc germon est particulièrement apprécié pour sa chair claire et tendre. L’albacore, lui, est le thon le plus consommé au monde. Ils ne sont pas à bannir totalement, mais leur consommation doit être plus modérée. Le problème, c’est que la teneur en méthylmercure peut varier énormément d’un individu à l’autre, selon son âge et sa zone de pêche.

Pour ces espèces, la confiance que vous accordez à la marque devient primordiale. C’est là que les marques qui testent leurs produits, comme Phare d’Eckmühl, font toute la différence. Sans cette garantie, une grande prudence est de mise. Je déconseille fortement une consommation régulière de thon albacore ou germon aux femmes enceintes et aux jeunes enfants. Pour eux, le principe de précaution doit s’appliquer sans concession. Pour le thon germon et albacore, la prudence et une consommation modérée sont de rigueur, à moins d’avoir une garantie d’analyse par la marque.

Déchiffrer les étiquettes pour connaître la zone de pêche FAO

Retournez la boîte ! Vous y trouverez une mine d’informations, à condition de savoir la lire. L’un des éléments les plus intéressants est la zone de pêche, indiquée par un code « FAO » suivi d’un numéro. Par exemple, FAO 27 désigne l’Atlantique Nord-Est, tandis que FAO 71 correspond au Pacifique Centre-Ouest. Cette information est un indicateur de traçabilité précieux.

Pourquoi est-ce important ? Parce que les niveaux de pollution varient d’un océan à l’autre. Des études, notamment relayées par l’ONG Bloom, ont montré que les thons pêchés dans l’océan Pacifique sont en moyenne plus contaminés que ceux de l’océan Atlantique ou de l’océan Indien. Ce n’est pas une règle absolue, mais c’est une tendance de fond.

Apprendre à repérer cette information sur votre conserve de thon vous donne un pouvoir supplémentaire. Si vous hésitez entre deux boîtes de thon listao, privilégiez celle qui vient de l’Atlantique (FAO 27, 31, 34, 41, 47). C’est un petit détail, mais qui contribue à affiner votre choix. Votre poisson en conserve n’aura plus de secrets pour vous ! Et rappelez-vous que toute démarche qui va au-delà de la simple limite de 0,3 mg/kg est bonne à prendre. Vérifier la zone de pêche FAO est une étape supplémentaire pour un consommateur averti et soucieux de sa santé.

La méthode de capture à la canne pour préserver la qualité

Le dernier critère, et non des moindres, concerne la méthode de capture. Vous verrez souvent la mention « pêche à la canne » ou « pêche à la ligne » sur les conserves de qualité. Ce n’est pas qu’un argument marketing. C’est un gage de qualité et de durabilité.

Cette méthode de pêche durable consiste à attraper les poissons un par un. Elle est incroyablement sélective. Les pêcheurs ne capturent que l’espèce ciblée, le thon, et évitent les prises accessoires de dauphins, tortues ou requins qui sont si fréquentes avec les sennes géantes. C’est aussi un atout pour la qualité : les poissons ne sont pas écrasés au fond d’un filet immense et leur chair est préservée.

De plus, cette méthode de capture est souvent associée à des pratiques plus responsables, notamment l’absence de DCP (dispositifs de concentration de poissons). En privilégiant les marques qui utilisent la pêche à la canne, vous soutenez un modèle plus juste pour les océans et pour les communautés de pêcheurs. Et un poisson pêché dans le respect, c’est un poisson qui conserve tous ses bienfaits nutritionnels. C’est un cercle vertueux ! La pêche à la canne est la meilleure méthode pour garantir le respect des écosystèmes marins et la qualité du poisson.

Conseils pratiques pour une consommation sans danger au quotidien

Bravo, vous êtes maintenant un expert du thon en boîte ! Pour finir, voici quelques conseils très concrets pour intégrer le thon à votre alimentation de manière sereine et gourmande. Ce sont des astuces simples que j’applique moi-même au quotidien.

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Quelle fréquence de consommation adopter selon votre profil

La question qui revient toujours est : « combien de boîtes de thon puis-je manger par semaine ? ». La réponse dépend de votre profil. Pour un adulte en bonne santé qui choisit du thon listao de qualité, une à deux portions par semaine (environ 140g égoutté par portion) est une fréquence tout à fait raisonnable. Cela permet de profiter de ses bienfaits sans risque d’exposition au mercure.

En revanche, la prudence est de mise pour les populations sensibles. Pour les femmes enceintes, allaitantes ou qui prévoient une grossesse, ainsi que pour les jeunes enfants, les recommandations sont plus strictes. L’ANSES (l’agence de sécurité sanitaire française) conseille de limiter la consommation de poissons prédateurs. Guidée par le principe de précaution, l’ONG Bloom recommande d’éviter la consommation de thon pour ces publics.

Si vous appartenez à ces catégories, et que vous souhaitez tout de même consommer du thon, tournez-vous EXCLUSIVEMENT vers des marques qui garantissent des taux très bas, comme Phare d’Eckmühl. Et même dans ce cas, limitez-vous à une petite portion occasionnelle. La santé humaine, et en particulier celle des plus fragiles, ne tolère aucun compromis avec le mercure dans le thon. La modération est la clé, surtout si vous faites partie des populations les plus sensibles aux effets du mercure.

Thon au naturel ou thon à l’huile : lequel choisir pour la santé

C’est le grand débat ! Faut-il choisir le thon au naturel ou celui conservé dans l’huile ? Pour la question du mercure, cela ne change absolument rien. Le métal lourd est stocké dans la chair du poisson, pas dans le liquide de couverture. Le choix dépendra donc de vos objectifs nutritionnels et de vos goûts.

Le thon au naturel est moins calorique, car il ne baigne que dans de l’eau (ou un bouillon) et du sel. C’est le choix idéal si vous faites attention à votre ligne ou si vous souhaitez maîtriser totalement l’assaisonnement de votre plat. Vous pouvez ensuite y ajouter votre propre huile d’olive de qualité. Cependant, en égouttant le thon au naturel, on perd une partie des précieux oméga-3 qui se sont dissous dans l’eau.

Le thon à l’huile, lui, conserve mieux les oméga-3. L’huile (souvent de tournesol ou d’olive) forme une barrière qui garde ces bons acides gras dans la chair. Si vous choisissez cette option, privilégiez une huile d’olive vierge extra de qualité. Et surtout, ne jetez pas l’huile ! Elle est pleine de goût et des bienfaits du poisson. Utilisez-la pour votre vinaigrette. Ma préférence personnelle va souvent au thon au naturel, car il m’offre plus de liberté en cuisine, mais le choix vous appartient ! L’important est de choisir un thon sans mercure à la base. Le thon au naturel est parfait pour la maîtrise des calories, tandis que celui à l’huile préserve mieux les oméga-3.

Les petites sardines et les maquereaux comme alternatives idéales

Et si la meilleure façon de ne pas s’inquiéter du mercure dans le thon en boîte était… de ne pas manger que du thon ? Variez les plaisirs ! Les océans regorgent d’autres petits poissons délicieux, économiques et bien plus sûrs pour votre santé. Pensez aux sardines et aux maquereaux.

Ces poissons se situent tout en bas de la chaîne alimentaire. Ils se nourrissent principalement de plancton et leur cycle de vie est très court. Résultat : ils ne concentrent quasiment pas de métaux lourds. Ils sont en revanche bourrés d’oméga-3, de vitamine D et de calcium (surtout si vous mangez les petites arêtes des sardines). Ce sont de véritables super-aliments en conserve !

Comme pour le thon, privilégiez les marques qui affichent une méthode de capture respectueuse et, si possible, un label de pêche durable. Une analyse de laboratoire n’est généralement pas nécessaire pour ces espèces, car le risque est quasi nul. Intégrer une boîte de sardines ou de maquereaux à vos menus chaque semaine est l’un des meilleurs services que vous puissiez rendre à votre santé. Alterner le thon avec des sardines et des maquereaux est la stratégie la plus intelligente pour profiter des bienfaits du poisson en conserve sans aucun risque.

FAQ

Quelle espèce de thon privilégier pour éviter le mercure ?

Le choix de l’espèce est crucial pour votre santé ! Le thon listao reste l’option idéale car ce petit poisson accumule beaucoup moins de métaux lourds que ses cousins les plus gros. Vous le trouverez souvent sous l’appellation skipjack sur les étiquettes de vos boîtes préférées.

Existe-t-il une méthode miracle pour enlever le mercure dans le thon ?

Hélas, aucune technique de cuisson ou de rinçage ne permet de supprimer ce métal une fois fixé dans les muscles du poisson. La seule solution consiste à sélectionner avec soin des marques transparentes sur l’origine de leur pêche. Je vous conseille donc de rester vigilants lors de vos courses en magasin.

Quel thon en boîte est le plus sain pour votre consommation régulière ?

Pour un repas équilibré, tournez-vous vers les conserves au naturel ou à l’huile d’olive vierge. Les tests récents mettent en avant des marques comme Phare d’Eckmühl ou Connétable car elles affichent des taux de polluants très bas par rapport aux limites légales. Est-ce que vous regardez toujours la liste des ingrédients avant de choisir ?

Quelles sont les boîtes de thon à éviter absolument ?

Il vaut mieux laisser de côté les produits à base de thon rouge ou de thon albacore de grande taille. Ces prédateurs vivent plus longtemps et stockent ainsi une quantité de mercure bien plus élevée dans leur chair. Je trouve d’ailleurs que les marques blanches premier prix manquent parfois de précision sur ces détails importants.

Le thon bio garantit-il l’absence totale de métaux lourds ?

Le label bio concerne uniquement le mode de préparation ou l’huile utilisée, mais pas l’eau de mer où nage le poisson. Même si ces produits sont excellents, ils ne garantissent pas un taux zéro de mercure. Pour votre sécurité, variez simplement vos sources de protéines au fil de la semaine.

le costaud carré

Billet proposé par : Le Costaud

Animé par les découvertes depuis le plus jeune âge, je partage désormais cette passion à qui veut bien la lire :)